photo@erge-2008
 

Accueil du site

INFOS en VRAC sur la Recherche Utilitaire

 

Il est évident que pour une discipline aussi complexe que la Recherche Utilitaire, il n'y a pas de méthode type. En effet même si les chiens utilisent les mêmes fonctions pour suivre une trace, chaque chien est différent quant à son physique, son éducation et son mental. Il en va de même pour le conducteur et ce qui va marcher chez l'un ne fonctionnera pas pour autant chez l'autre. On pourrait presque dire chacun a sa méthode.

De fait chaque chien et conducteur sont différents, ajouter à cela qu’aucune piste ne se ressemble et n'est jamais tracée dans les mêmes conditions, que ce soit sur le plan horaire, géomorphologique, météorologique,  comportement du poseur, du conducteur et de l'ambiance générale… c'est donc ce puzzle fragmenté que le chien doit recomposer pour arriver à suivre une piste.

Toutefois il y a des fondamentaux sur lesquels se base les techniques pratiquées par les anciens qui ont plus d'expérience que nous qu'il faut ne pas négliger et qu’il faut prendre comme exemple. Il existe également des données mécaniques qui vont du déplacement au vieillissement des odeurs sur une trace en fonction du délai, du climat et des effets du vent qu’il ne faut pas ignorer. Savoir exploiter ses données est un élément important.

L’essentiel est de pouvoir trouver les réponses aux questions qui sont posées par le comportements de son chien, c’est que l’on appelle "savoir le lire" pour être rassuré par son comportement et ainsi créer les conditions d'osmose entre chien et conducteur. S’il est certain que le chien ne peut pas penser humain, nous avons un avantage sur lui c’est que nous nous pouvons essayer de "penser chien"… utilisons cela pour mieux le comprendre.

Il est inutile de préciser que ces textes sont sans aucune prétention, si ce n’est de donner quelques éléments de ce qui semble fonctionner. Chacun y trouvera ce que bon lui semble et ne pas oublier que la meilleure des méthodes c'est la pratique et l'observation des autres.

 

01 - Préparation du conducteur à l'épreuve de recherche utilitaire. avril 2009

02 - Présentation & Enquête de départ de piste. juin 2009

03 - Le référent. juin 2009

04 - L'évolution du spectre odorant sur la piste. juillet 2010

05 - Concevoir et tracer une piste (en préparation)

06 - Le départ d'une piste. février 2011


PRÉPARATION DU CONDUCTEUR A LA RECHERCHE

Il est conseillé d'avoir des vêtements pour que le conducteur soit à l'aise, avoir soit un vêtement avec des poches amples où il sera facile d'introduire les objets découverts en cours de route et également y mettre le sac contenant le référent. Un nécessaire pour faire boire le chien pourra être confié à un suiveur.

Le chien aura été sorti avant pour le décontracter. Pour aller à l'aire de départ où se trouvent le juge et le témoin, le conducteur va faire comprendre au chien qu'il va en recherche en lui montrant le harnais qui sera tenu à la main, ainsi que la longe et le référent et en le tenant court. C'est une phase importante où la vue des objets (harnais, longe et sac du référent) va déclencher chez le chien les stimuli d'excitation à la recherche.

La longe va servir de laisse courte en évitant au chien de mettre la truffe au sol, d'autant plus qu'il n'a rien à chercher dans cette phase préparatoire, sa quête ne commençant qu'à l'association entre l'odeur du référent et la trace laissée au sol par la personne égarée.

Une fois dans l'aire de départ et avant l'enquête le conducteur va observer le contexte environnemental avec en particulier la force et la direction du vent, où se trouve le Nord géographique pour comprendre les zones d'ombre et de lumière. Bref avoir une idée des éléments qui lui seront favorables ou défavorables.

avril 2009 - GR


PRÉSENTATION & ENQUÊTE de DÉPART DE PISTE

Au début d'une piste sont faites une présentation et une enquête verbales auprès d'un témoin et en présence du juge pour comprendre les faits de la disparition de la personne recherchée.

Le conducteur doit se présenter en annonçant après les formules de politesse:

son nom,

le club auquel il appartient

Le nom de son chien, ainsi que son matricule

Pour l'aider dans sa quête, le pisteur doit se renseigner auprès du témoin en posant des questions simples et précises sur la personne qui a disparu.

QUI - COMMENT – OU

QUI ? - il doit demander, le sexe de la personne, son âge, sa forme physique, son état psychologique au moment de sa disparition, sa taille, son état physique, si elle prend des médicaments, son prénom et si elle y répond et tous renseignements qui peuvent apporter des indices qui puissent aider dans la recherche en fonction du contexte des lieux... etc.

COMMENT ? - l'enquête devra porter sur les circonstances et le délai des sa disparition, pourquoi d'après le témoin cette personne a disparu.

OU ? - c'est le point le plus important de l'enquête. En fonction de l'emplacement du témoin ce dernier va indiquer l'endroit où la personne disparue a été vue la dernière fois et la direction qu'elle a prise.

juin 2009 - GR


LE RÉFÉRENT

L’objet référent est un petit objet vestimentaire qui a été porté le plus prés possible du corps du traceur (l’idéal serait à même la peau) au moment du traçage de la piste. Ce référent doit être si possible de texture naturelle, coton, laine, etc.

L’odeur du corps humain est un substrat résultant de la dégradation de germes produits par les  bactéries saprophytes et les secrétions corporelles. Il forme un petit nuage gazeux éthéré évoluant chronologiquement de la dégradation des cellules jusqu'à leur putréfaction. Ces corpuscules odorants forment un gaz qui, par action mécanique, suit sous forme de courant d’air la surface de la peau, partant du bas pour s’élever. Elles partent au niveau des pieds, ralentissent au niveau des articulations pour s'échapper au niveau de la tête en forme de cône évasif. Il est évident que ce déplacement d’odeur est consécutif de la température du corps, de son état d’humidité, de la température extérieure et de la texture et l’ampleur des vêtements. Il faut ajouter à la complexité de ces effluves humaines les modifications pouvant intervenir en fonction de l’état émotionnel, l’état de santé, l’hygiène,  etc… de la personne qui trace.

Ce sont ces molécules qui vont se rependre sur la piste et il est souhaitable que l’objet référent qui sera présenté au chien ait la même référence odorante que la trace laissée sur la piste. Une fois sa piste tracée, le traceur doit mettre immédiatement ce référent dans un sac NEUTRE et le fermer de façon relativement étanche. C’est cette odeur qui sera présentée au chien au moment de la lecture de la piste.

Il est à noter que c’est au conducteur du chien de demander l’objet référent de sa piste, ce qu’il pourra faire au moins une demi-heure avant.

Lorsque le référent est présenté au chien, le contenant est ouvert devant lui, l’objet ne doit pas être touché par le conducteur, ce n’est pas l’objet que l’on présente au nez du chien, mais son odeur…. La prise d’odeur par le chien est très rapide, normalement comme il sait ce qu’il va faire, il doit se trouver dans l’attente de cette odeur qui va lui permettre de se lancer sur cette trace.

Une fois que le référent a été présenté, il faut bien refermer le contenant pour ensuite le remettre dans sa poche ou son sac. Comme il a été dit plus haut, cet objet porte une forte concentration d’odeur de la personne à retrouver et donc du fait de son confinement il émane beaucoup.

Souvent des conducteurs représentent l’objet référent en cours de piste à des moments où le chien semble hésiter, le fait d’ouvrir le sac va contribuer à une nouvelle émanation dans l'environnement avec le risque de perturber encore plus le chien.

juin 2009 - GR


L'ÉVOLUTION DU SPECTRE ODORANT SUR LA PISTE.

En parcourant le terrain, le traceur va dégager un spectre odorant qui va essaimer tout au long de son parcours, mais il va également "bouleverser" l'environnement du terrain en lui infligeant des "plaies" de surface qui vont elles-mêmes engendrer des émanations diverses. Ce sont ces éléments pluralistes qui vont former la trace et devenir le fil conducteur pour le chien.

Le spectre odorant est un fluide qui va se disperser sur le sol, les particules les plus lourdes restent en place et vont se mélanger aux odeurs du substrat, alors que les plus légères vont virevolter avant de se déposer de part et d'autre sur des obstacles aériens rencontrés.

De fait on peut donc dire qu'il existe deux sortes de résiduel d’odeur : l'un sur le sol et l'autre aérien. Ils ne vont pas évoluer de la même façon : l'odeur au sol étant tributaire des réactions chimiques du fait de la dégradation de certains végétaux et de la modification du géol, va se modifier lentement tout en restant relativement en place alors que l'odeur aérienne, si elle est moins soumise aux modifications chimiques, de par sa volatilité va, en fonction de la mécanique des fluides, aller s'accumuler à certains endroits alors que d'autres zones en seront totalement dépourvues.

Tout cela revient à dire et pour être simple qu'au sol va se trouver une trace fixe, alors que dans l'environnement va se trouver un spectre plus diffus mais plus proche de l'odeur première. Le chien sur la piste peut alterner sa recherche entre l’une et l’autre passant de la recherche au sol (foulement) à la recherche en quête.

juillet 2010 - GR


LE DEPART D'UNE PISTE


Sur la photo ci-dessus, l'enquête précise que la personne à été vue sur la partie gauche du parvis de l'église, sur son profil gauche.

C'est dans l'aire de départ où en principe, le juge et le commissaire se trouvent qu'il faut faire une analyse rapide de l’environnement pour bien en appréhender le contexte. Cette vision permettra une fois l'enquête terminer de se positionner pour lancer son chien dans la recherche en tenant compte de la direction du vent et du résultat de l’enquête.

Note sur le vent : En conditions de météorologie normale, les changements de direction du vent par rapport à une direction générale ne sont que des phénomènes instables et donc peu fiables. Parfois le vent semble changer de direction et l’on dit qu’il est "tournant". En fait ce sont des variations de pression du vent sur des obstacles et reliefs qui modifie sa direction et provoque des turbulences. Il est donc nécessaire de prendre la direction du vent dans un secteur ouvert pour éviter toutes interprétations erronées sur sa direction.

Après la présentation du conducteur et du chien au juge, le témoin va donner :

  • soit un point précis où a été vue la personne égarée la dernière fois avec peut-être même son positionnement par rapport à lui,

  • soit une indication vague et simplement spatiale.

Dans le premier cas après l’enquête, l’équipe doit avoir un visuel précis au mètre prés du passage de la personne qui a disparu ( par exemple : la personne est entrée dans ce champ par là, ou sa voiture est là, ou elle était juste devant moi, etc…) il suffit de mettre le chien le nez au vent à qqls mètres d’où la personne est passée, de lui faire sentir le référent et de le lancer selon sa méthode sur la piste où le chien va prendre le foulement. En Brevet l’objet n’est pas bien loin, si la procédure est bien respectée, avec un bon axe : vent, objet et chien, c’est un démarrage facile.

 

Dans le deuxième cas, après l’enquête il n’est donné qu’une vague idée de la zone de départ et suivant les niveaux il peut ne pas y avoir d’objet. Il est tout de même donné à l’équipe une indication même si elle n’est pas précise où et d'où la personne a été aperçue la dernière fois. C’est suffisant pour appliquer la méthode du nez dans le vent. Comme dans ce cas nous ne savons pas où est la trace de façon précise ni l’objet, le chien doit partir en quête, s’il peut travailler en libre c’est encore mieux. C’est un moment important de la recherche où le chien va utiliser tous ses mécanismes olfactifs pour associer l’odeur du référent qui lui a été présenté aux molécules qui sont en suspension dans l’environnement.

février 2011 - RG


CONCEVOIR ET TRACER UNE PISTE

(en préparation)

Exemple de piste
 


en préparation et en vrac....

Préparation du chien à la recherche

L'influence du vent sur la piste

L'influence du soleil sur la piste

Les conséquences du refroidissement d'une piste (délai)

L'environnement géomorphologique d'une piste

L'influence du substrat

L'influence de la personne qui trace la piste

Revenir d'une fausse piste

Aborder un carrefour

La tenue de la longe